Quand le Vice Président d'A SENTINELLA parle de santé, de liens entre pollution et cancers, c'est un médecin spécialisé et expérimenté qui s'exprime. Un professionnel parmi les douze médecins qui ont exprimé lors d'une conférence de presse leur rejet d'une pollution inacceptable.
Voilà de quoi combler les désirs du directeur régional de la production de pollution au fioul lourd toujours en quête d'hommes de l'art.
Pour le directeur de PEI, qui a déclaré que l'impact sanitaire des émissions toxiques des centrales au fioul lourd sur la santé de la population "c'est un axiome", et reconnu que l'option fioul lourd résulte de son choix personnel, il va falloir assumer. Vu le nombre de témoins, présents à la préfecture et leur qualité....
Quant au porteur d'eau, sa responsabilité sera également examinée.
Copie dépêche AFP La pollution au dioxyde d'azote (NO2), particules fines et ozone a stagné, voire augmenté, en France en 2009, selon le bilan de la qualité de l'air publié mercredi par le ministère de l'Ecologie, qui a présenté un "plan particules" pour tenter d'inverser la tendance.
"Le bilan, malheureusement, confirme un petit peu ce que l'on sait", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, lors d'une conférence de presse.
Il y a "un point positif qui est l'amélioration sur les polluants lourds", comme le plomb, a-t-elle indiqué.
"Mais le point plus négatif, c'est qu'on n'arrive pas vraiment à améliorer la situation, voire elle se dégrade, pour tout ce qui est les particules, dioxydes d'azote ou l'ozone", a-t-elle ajouté.
Selon ce bilan, les tendances globales de concentration de NO2, gaz irritant pour les voies respiratoires, "montrent une légère augmentation entre 2008 et 2009 que nous n'avions pas connue depuis 2005, et qui se manifeste notamment sur les sites en proximité de trafic automobile".
La concentration des particules PM10 (inférieures à 10 microns), qui peuvent pénétrer profondément dans les poumons, a aussi augmenté en raison d'un "recours accru à des combustibles fossiles (charbon, fioul) ou à la biomasse" pour le chauffage lié à un hiver particulièrement froid.
Quant à l'ozone, les concentrations relevées durant l'été 2009 "confirment l'évolution constatée à la hausse", notamment dans le sud-est.
"C'est une question de santé publique", a souligné Mme Jouanno qui a rappelé que "selon l'OMS, il y aurait 42.000 morts prématurées en France chaque année du fait de problèmes de qualité de l'air", qu'un "jeune sur 10 souffre d'asthme" et que "30 à 40% des Français souffrent d'allergies".
Le ministère a présenté, à cette occasion, le "plan particules" prévu par la loi Grenelle, qui comprend une série de mesures dans tous les secteurs : chauffage au bois moins polluant, meilleur contrôle des chaudières, ou encore expérimentation "autour ou dans certaines agglomérations volontaires" de zones où les véhicules les plus polluants seraient limités.
François ALFONSI le 27 juillet 2010 Député européen
Proposition à propos de la centrale de Lucciana
Le consensus acquis : le gaz est l'énergie d'avenir pour la production d'énergie électrique par la voie thermique en Corse, via le raccordement au Galsi promis par le Président de la République. Fondamentalement, la centrale de Lucciana, conçue au départ par EDF comme une centrale au fioul lourd, doit donc être considérée désormais comme une centrale devant fonctionner au gaz naturel.
Le problème politique : l'opinion corse, et pas seulement les populations de proximité des sites, veut en finir avec le fioul lourd qui depuis 40 ans pollue l'air … et l'atmosphère politique sur l'île. Une défiance est installée : le démarrage de Lucciana dans la configuration programmée par EDF avec du fioul lourd comme combustible sera considérée comme un renoncement au Galsi, et plus généralement au gaz naturel pour l'île.
La solution technique est relativement simple : l'installation de moteurs fonctionnant au fioul léger aussi bien qu'au gaz naturel (le constructeur MAN retenu par EDF produit de tels moteurs 51/60) au lieu des moteurs prévus pour fonctionner au fioul lourd (moteurs 48/60) permet de faire fonctionner l'usine au fioul léger durant la période transitoire de trois à cinq années, puis de passer au gaz sans adaptation particulière. Cette solution technique est économique, car elle évite 36 M€ de coût de conversion des moteurs, et elle évite de procéder à la création d'une conduite d'approvisionnement de fioul lourd, très coûteuse car le produit fioul lourd, très visqueux, doit être chauffé tout au long de la canalisation d'amenée. Dépense évitée : de l'ordre de 80 M€. Avec plus 100 M€ de dépenses évitées, le recours au combustible fioul léger, sur une période de trois à cinq ans, est, malgré un surcoût annuel par rapport au fioul lourd, plus rentable économiquement, dans tous les cas de figure d'évolution des coûts des deux combustibles. Le stockage fioul léger réalisé pour gérer la période intermédiaire reste utile une fois le gaz raccordé, car un « stock stratégique » fioul léger reste nécessaire en cas de problème majeur sur l'approvisionnement via Galsi. Sa vocation est même de servir ensuite de « sécurité » pour l'ensemble des besoins de l'île.
Sur cette analyse de fond, un consensus existe. Comment le rendre opérationnel ? 1/ L'autorisation d'exploitation à accorder suite à l'enquête publique en cours doit permettre d'arriver naturellement à la solution technique résumée ci-dessus. Cela suppose de retenir directement les moteurs 51/60. Le reste de l'investissement de l'usine n'en sera pas affecté (génie civil notamment). 2/ Le combustible fioul léger nécessite une procédure complémentaire d'autorisation pour la réalisation d'un stockage. Il peut se faire sur le site de la future centrale, ou sur le site actuel du dépôt de la Marana. 3/ Le lancement du dossier « stockage » doit donc être concomitant de l'octroi de l'autorisation d'exploiter. Les travaux pourront commencer sans créer de retard sur le calendrier de raccordement au réseau, la partie « mécanique » des moteurs étant décalée de plusieurs mois dans le déroulement du chantier. 4/ En annonçant de façon concertée le choix de l'Etat et de l'Assemblée de Corse pour les moteurs 51/60, et l'engagement de l'entreprise EDF sur la construction d'un stockage fioul léger, le choix politique d'abandon du fioul lourd apparaîtra définitivement validé.
Les objections : 1/ Si Galsi ne se fait pas … C'est alors un engagement de l'Etat qui serait remis en cause, ce qui suppose qu'il en assume les conséquences en envisageant une autre forme d'approvisionnement gaz de la Corse (comme aux îles Canaries par exemple). Les conséquences financières éventuelles dans l'exploitation de la centrale doivent alors faire l'objet d'un engagement de l'Etat auprès de l'exploitant EDF. 2/ Les délais administratifs d'autorisation du stockage fioul léger : ils existent, mais ils sont sans nul doute compressibles par rapport aux délais annoncés, et ils sont gérables en « temps masqué » par rapport au début des travaux.
Hier , des médecins de corse du sud et de Haute Corse ont tenu une conférence de presse à Casamozza, pour dénoncer les méfaits du fioul lourd sur la santé et pour refuser l'utilisation de ce combustible dans la nouvelle centrale de Lucciana. l'article sur le Corse Matin
Des moteurs convertis pour Lucciana ,c'est ce que demande Maria Guidicelli et aussi une étude environnementale comparative entre le fioul lourd et léger.
Pour les associations,il faut être clair sur le choix des moteurs:
Le Prefet Bouillon nous prend- il pour des simplets avec sa soupe au gaz ? Voilà déjà bientôt 3 ans que son prédécesseur le préfet Leyrit avait choisi le site n° 6 de Bastelicaccia pour installer la future centrale au fioul lourd de la région d’Ajaccio, la préfecture estimant que ce site représentait le meilleur compromis : « Le combustible étant importé par bateau, la nouvelle centrale doit également se trouver à proximité immédiate d’un ouvrage permettant le déchargement du combustible. La liaison entre cet ouvrage et la centrale sera constituée d’un oléoduc dont la longueur ne peut excéder quelques kilomètres. L’éloignement d’un site portuaire de déchargement, existant ou à créer, ne devra donc pas dépasser 10 km. » La principale raison qui avait poussée le préfet Leyrit à choisir ce site, le combustible fioul lourd ayant besoin d’être chauffé pour circuler facilement dans l’oléoduc, cela exigeant que la centrale soit proche de la zone portuaire. On remarquera que cette contrainte ne concerne plus une usine qui devrait fonctionner au gaz puisque celui-ci circule librement sur des distances plus importantes. Le coté sanitaire n’étant pas la priorité , la hauteur des cheminées est réduite sur ce site à moins de 40 mètres en raison de la réglementation aérienne. C’est devant le rejet quasi unanime du fioul lourd subi pendant 30 ans avec le Vazzio et du tollé de la population environnante, concernée par le choix de ce site qui allait doublement la condamner à une industrialisation de sa commune et à une pollution inacceptable d’un autre temps, que le ministre a sursoit à ce projet.
Après 2 ans et demi de réflexion (pour finalement revenir au point de départ), pourquoi Mr Le préfet Bouillon reviendrait il sur ce site (en le déplaçant de quelques mètres) , sachant qu’il y a une forte opposition, si son intention n’était pas encore de faire passer un projet soi disant « gaz » qui se révélera avec le temps une centrale thermique identique à celle de Lucciana, fonctionnant au fioul lourd. Ce n’est pas sa « croyance » en l’éventuel Galsi qui nous fera accepter l’inacceptable. Si Mr le préfet croit que son projet « edulcoloré » passera, il se trompe.
Suite aux réunions du Comité Départemental de L’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques du 9 juillet 2010, et à la réunion du Conseil Energétique du 13 juillet 2010, le Collectif Non aux Centrales au Fioul Lourd s'est réuni à Corti ce 19 juillet. Il communique, et vous prie d'insérer :
1/ La seule décision acceptable pour la future centrale de Lucciana est l'installation directe des moteurs conçus pour fonctionner au gaz naturel, et au fioul léger en attente de la réalisation de la connexion de la Corse au gaz naturel.
Cette solution -à savoir l'autorisation par arrêté préfectoral de l'installation de 7 moteurs MAN 51/60, et non de 7 moteurs MAN 48/60 conçus pour fonctionner au fioul lourd- est la seule décision qui soit compatible avec une véritable volonté de réalisation d'un parc de production électrique thermique fonctionnant au gaz en Corse et de ne pas porter atteinte à la santé de la population.
Elle permet, et le Préfet Névache en a convenu avec le député européen François Alfonsi, sur la base des conclusions de la commission qui a mené l'enquête publique sur la centrale de Lucciana, de faire face à tous les aléas envisageables en matière d'approvisionnement électrique de la Corse. Le chantage à la coupure, régulièrement agité par EDF, et par son relais de la DRIRE, est donc totalement mensonger.
Les Corses peuvent donc, en toute sécurité pour leur approvisionnement, être dotés d'un parc de production électrique conçu pour fonctionner au gaz, et cela dès la construction de la centrale de Lucciana. Par contre, si la future centrale de Lucciana est autorisée avec des moteurs conçus pour fonctionner au fioul lourd, elle restera au fioul lourd, et l'opportunité de raccordement de la Corse au Galsi disparaîtra d'elle-même, puisque 50% des débouchés possibles du gaz seront hypothéqués par ce choix. En conséquence, le fioul lourd sera alors le choix retenu aussi pour la région Ajaccienne.
La Corse sera ainsi la seule région d'Europe à continuer à produire de l'électricité avec un combustible condamné partout pour ses conséquences désastreuses pour la santé publique. Reconduire ce choix pour notre île est inacceptable.
2/ Le Collectif contre le fioul lourd prévient donc les autorités : si l'Administration passe une nouvelle fois outre les intérêts de la Corse, pour privilégier encore et toujours ceux d'EDF, Etat dans l'Etat, nous serons amenés à multiplier nos initiatives pour en empêcher la réalisation.
Nous saisirons bien sûr les tribunaux, avec le concours d'avocats de poids. Nous avons contacté des cabinets spécialisés et obtenu leur accord. La solidarité financière est en place pour mener ce combat judiciaire jusqu'à son terme. Nous serons intraitables.
Il en sera de même avec la Commission Européenne que les députés européens Michèle Rivasi et François Alfonsi ont saisi, et qui est sensibilisée au statut totalement dérogatoire d'EDF en Corse, qui, malgré cela, s'acharne dans des choix économiques antagonistes avec les intérêts de la Corse. Cette question là aussi ira à son terme, sans concession aucune.
Enfin, la mobilisation reprendra de plus belle pour s'opposer à ce chantier. Les médecins ont dit, et ils le rediront avec force, à quel point l'autorisation accordée par la Préfecture d'exploiter une centrale fioul lourd serait attentatoire à la santé publique des régions concernées.
Nous apporterons la réponse d'une mobilisation sans répit, car la population des environs de Lucciana ne peut continuer de subir pendant des décennies la pollution aggravée d’un moyen de production dépassé, et parce que l'avenir de la région Ajaccienne est lui aussi totalement concerné.
3/ Le choix du gaz naturel pour l'approvisionnement énergétique de la Corse est pour nous un choix immédiat et définitif. La priorité est bien sûr au Galsi, dont la Direction de l'Energie de la Commission européenne a récemment confirmé à Michelle Rivasi et François Alfonsi qu'il était en bonne voie.
Mais, comme c'est en cours sur les deux plus grandes îles Canaries, il est possible de réaliser des terminaux gaziers de taille adaptée pour un ravitaillement par mer. Aux Canaries, les deux centrales au fioul lourd, une à Tenerife et l'autre à Gran Canarias, 120 MW chacune comme les futures centrales corses, sont actuellement fermées en raison de leur impact sur la santé publique, remplacées par des centrales qui fonctionneront au fioul léger avant de fonctionner au gaz naturel quand les investissements portuaires gaziers seront terminés. Aux Canaries, les autorités mettent en oeuvre la fin du fioul lourd. En Corse, avec EDF, elles le relancent pour trente années.
4) Les organisations qui composent le collectif, à l’unanimité, se déclarent écœurées par les mensonges éhontés qu’EDF n’a pas hésité à utiliser pour tenter de berner la population et les élus de la Corse avec pour seul objectif de faire démarrer au fioul lourd la future centrale thermique de LUCCIANA.
Cet industriel en position durable de monopole, au nom d’intérêts financiers n’hésite pas une seconde à poursuivre la grave pollution émise par les centrales à fioul lourd, dont les émissions (microparticules PM 10 et PM 2,5, hydrocarbures aromatiques polycycliques, métaux..) contribuent à l’élévation du taux de mortalité aggravée, à l’augmentation du nombre des cancers, des maladies cardio-vasculaires, respiratoires et de conséquences mutagènes dans la population.
Le Collectif Régional condamne fermement l’attitude de complicité de l’Etat qui est, en la circonstance, responsable de ce choix calamiteux pour la population de Corse. Le Grenelle de l’Environnement, les textes européens et les promesses du Président de la République de faire de la Corse un modèle environnemental sont déjà engloutis dans des considérations comptables dignes d’une république bananière qui s’assied allègrement sur les conséquences sanitaires occasionnées par un industriel aux moyens de production devenus obsolètes.
Le Collectif Régional appelle les habitants de Corse à la prise de conscience face à ce réel danger qui met en péril leur santé. Les membres du collectif mettront en œuvre tous les moyens d’action et de communication à leur disposition et utiliseront toutes les possibilités y compris juridiques afin de faire échec à ce coup fatal porté à la Corse et à sa population.
Le Comité Régional NON aux CENTRALES au FIOUL LOURD
Pour ceux qui ne s'en étaient pas rendus compte, Michelle RIVASI le confirme sur Alta Frequenza. les choix étaient fixés de longue date et celà malgré les annonces à tous les niveaux de l'Etat.